Euthanasier les bébés prématurés lourdement handicapés ?

Aie aie aie! Quel débat!!! Je vous cite des grandes lignes de l’article de Yves Schaëffner que j’ai lu sur Cyberpresse et qui risque de déclancher un immense débat dans l’humanité.


Faudrait-il envisager l’euthanasie pour certains prématurés lourdement handicapés? Grâce au progrès de la médecine, de plus en plus de bébés prématurés peuvent vivre. Mais certains sont tellement mal en point que des médecins Britanniques se demandent s’ils doivent s’acharner à les sauver et s’il ne faudrait pas parfois envisager l’euthanasie.

Née prématurément à 26 semaines, Holly Louise James n’a jamais connu autre chose que les murs de l’hôpital John Radcliffe d’Oxford. Pesant 700 g et ne mesurant pas plus de 22 cm à sa naissance, elle a passé les cinq mois de sa courte existence sous un cocktail de stéroïdes, de morphine, d’oxygène et d’antibiotiques.

Chaque jour, les parents de la Holly surveillaient de près l’évolution de la petite. Son infection pulmonaire s’est-elle dissipée? Sa cataracte causée par les stéroïdes nécessaires au développement de ses poumons a-t-elle progressé? A-t-elle pris un peu de poids ou est-elle trop faible pour accepter de la nourriture sous perfusion?

Cinq mois après l’accouchement, le couple pensait que le pire était passé. Cela faisait un mois qu’elle allait un peu mieux lorsque les docteurs ont annoncé aux parents qu’il n’y avait pas d’espoir qu’elle se développe davantage. Ce fut un choc terrible. Les parents pensaient qu’ils étaient au point où ils allaient voir la lumière au bout du tunnel.

Le couple s’est rendu aux arguments des médecins. Techniquement, ils auraient pu la maintenir en vie pendant 20 ans, mais elle ne pouvait pas se développer. Ils ont alors pris une des décisions des plus dures qui soient. Ils ont accepté que les médecins cessent les traitements. Ils ont accompagné Holly jusqu’au dernier moment.

Le débat sur la question de l’euthanasie lancé par le Collège royal des obstétriciens et gynécologues (RCOG) ulcère même l’homme de 38 ans. À son avis, il y a des gens qui veulent couper dans les dépenses. Cela ressemble à un appel lancé par un comptable pour diminuer les coûts extrêmement élevés qui entourent les bébés prématurés. Le RCOG a souligné qu’il en coûtait plus de 2000 $ par jour pour maintenir Holly en vie. Le Collège royal a également souligné les coûts sociaux et émotionnels liés aux naissances prématurées.

Sans prendre position, le RCOG souhaitait ainsi que le Conseil de bioéthique se penche davantage sur la non-ressuscitation, la décision de retirer les traitements […] et l’euthanasie active en tant que moyens d’élargir les options disponibles pour les plus malades des nouveau-nés.

Les réactions à cet appel n’ont pas tardé. Les premiers à monter aux barricades furent les groupes de défense des handicapés.

La semaine dernière, les membres du groupe de travail sur les prématurés du Conseil de bioéthique de Nuffield ont finalement rejeté l’idée d’approuver l’euthanasie après deux ans de consultations. Le groupe de travail de Nuffield a plutôt proposé des balises pour déterminer quand doit-on ou ne doit-on pas donner des soins aux bébés prématurés.

Notant qu’il est très rare que les prématurés de 22 semaines et moins survivent, le rapport du Conseil de bioéthique invite les médecins à ne pas offrir de soins intensifs à ces derniers. En effet, seuls 1 % des prématurés nés entre 22 et 23 semaines survivent, généralement avec de gros handicaps.

Inversement, les chances de survie sont bien plus importantes à partir de 25 semaines (44 %). Le Conseil recommande donc de donner des soins automatiquement à cette catégorie de prématurés. Quant à ceux nés dans la zone grise (entre 23 et 25 semaines), le Conseil souligne que la décision doit revenir aux parents une fois qu’ils ont été pleinement avertis des risques.

Quant à la possibilité d’arrêter les traitements par la suite comme dans le cas d’Holly , le groupe de travail a précisé qu’elle doit se limiter aux cas où les soins seraient futiles et causeraient une souffrance intolérable sans apporter de bénéfice.

Généralement bien accueillies, ces recommandations n’ont toutefois pas fait l’unanimité. Si la plupart des médecins défendent les grandes lignes du rapport, ils refusent toutefois de suivre des règles strictes.

Inversement, tous les spécialistes applaudissent l’idée de laisser le dernier mot aux parents. Après tout, ce sont eux qui doivent vivre avec la décision toute leur vie.

Quel débat!!! Lisez l’article au grand complet vous verrez que les Néerlandais ont adopté un protocole pour que les médecins soient bien entourés dans le traitement données aux bébés prématurés lourdement handicapées et que l’euthanasie n’est pas pénalisé aux Pays-Bas.

Voici le lien pour lire l’article en son intégralité.
http://www.cyberpresse.ca/article/20061203/CPACTUEL03/612030602/1015/CPACTUEL

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