Ford, la fin d’une compagnie révolutionnaire?

Ce jeudi la direction de la compagnie Ford a annoncé une perte cumulative de 12,7 milliards américains pour l’année 2006.

En 2006, la compagnie avait annoncé une perte de 10,6 milliards.

Avec une dette globale de près des 150 milliards, tout ça en dollars américains, où s’en va Ford?

Moi je vais vous le dire. Tout droit dans le mûr et un mûr de béton très armé.

Je ne connais pas aucune compagnie sur la planète qui peut se permettre de perdre
31,92 millions par jour. C’est pourtant ce que Ford fait depuis 2 ans.

Je pense qu’à la fin des années 90, Ford a vu trop grand en se portant acquéreur des Jaguar, Volvo, Aston-Martin et Land Rover. Elle possède également 33% de Mazda.

Ford a besoin d’un grand coup de barre pour assainir ses finances et également modifier son image. Ce n’est pas en abandonnant la série Champ Car, tel qu’annoncer aujourd’hui, une série proche du peuple, que Ford va redorer son blason.

Pour commencer Ford doit faire hara-kiri à sa division Mercury. Elle doit se départir de Jaguar, Aston-Martin et Land Rover. Elle doit se concentrer là où elle domine, c’est à dire dans les camions et les véhicules de luxe tel que sa division Lincoln. Elle doit également acheter les 67% qu’elle ne détient pas dans Mazda et renommer la compagnie Ford en Mazda ou tout simplement trouver un nom plus « marketing » que Ford.

Si elle ne fait pas cela, c’est au passé qu’on parlera de Ford d’ici deux ans. Parce que leur slogan d’autrefois « C’est fort, c’est Ford » est maintenant très désuet et dépassé. Je pense que les dirigeants devraient plutôt appliquer la phrase que disait José Théodore dans leurs publicités. ‘Quand on change d’attitude ça change tout’.

Ha!… Madame la mairesse

J’avais entendu la nouvelle à la télé la semaine dernière, la direction de Loblaw’s a décidé de fermé plusieurs Provigo à travers le Québec, faute de rentabilité.

Dans le blogue de Brigitte Dubé, de la Voix du dimanche, on peut y lire que selon la mairesse de Matane, Linda Cormier, la fermeture du Provigo de Matane aura l’effet d’une bombe pour les habitants du centre-ville de l’endroit.

Bien je suis allé à Matane cet été. En plein coeur de la saison touristique, par une superbe de belle journée ensoleillée et ce que j’ai vu de Matane ne m’étonne en rien de la décision de Loblaw’s. Certes pour ce rendre au centre-ville il y a un bel espace pour marcher le long de la rivière mais absolument pas agréable pour les touristes. Je m’explique. L’endroit est beau mais désert. Pas de vendeur de crème glacée, pas d’artistes exposant leurs oeuvres rien. Il y a plus de jeunes de la place qui fument et boivent de la bière au Parc des îles que de touristes.

Comment voulez-vous attirer des gens dans un centre-ville qui n’a pas d’âme. Si un dirigeant de Loblaw’s a fait le même trajet que moi à pied dans Matane il a sûrement informé la haute-direction que Matane est une ville avec un centre-ville drabe, presque désert et que par souci de prévoyance, il faut fermer le Provigo du centre-ville avant d’y manger nos bas.

Alors madame la mairesse, arrêter votre campagne contre Loblaw’s et essayer à la place de convaincre un autre épicier que Matane est l’endroit idéal pour y faire des affaires dans le domaine de l’alimentation.

Moi je vais vous faire une prédiction. Dans 10 ans, Matane sera un bien petite ville sous les 10 000 habitants. Elle compte actuellement (2003) 15 000 habitants issue de la fusion avec Saint-Luc, Petit-Matane et Saint-Jérôme. Matane ne sera que connue encore que pour ses crevettes et si ça continue pour l’incapacité de sa mairesse à développer sa ville pour attirer de nouveaux capitaux. La diminution de la population sera uniquement dûe à l’exode des gens qui se réveilleront et qui diront, que faisons nous à Matane bon sens avec une mairesse qui n’est même pas capable de convaincre un épicier que sa ville est un endroit où il fait bon faire des affaires.

Gens de Matane, allez à un autre épicerie et essayez de convaincre votre mairesse qu’il y a des batailles plus importantes que cela à Matane.

Dans une économie florissante, une ville n’a pas à se soucier de la fermeture d’un petit commerce, la vigueur économique se chargera de remplacer celui-ci. De la part de la mairesse de mener un combat si inutile ne fait que prouver qu’une seule chose à Loblaw’s. Que Matane est sur le déclin économique et qu’elle ne peut plus rien faire pour renverser la vapeur. Elle leur donne donc raison.