Al Gore à Montréal

C’était l’événement vendredi soir dernier à Montréal, la conférence de Al Gore.  Ce grand leader pour l’environnement.

Mais je vais vous dire quelque chose et là je m’interroge beaucoup.

En 2009, où Al Gore serait le plus important pour la planète?

Je m’explique est-ce que Al Gore serait plus important comme leader pro-environnemental ou il serait plus utile comme président de la plus grande économie et et du principal pollueur du monde?

C’est là l’erreur de Al Gore à mon avis.  Oui son message environnemental en mobilise une grande majorité.  Mais à l’aube d’un troisième mandat républicain consécutif à la maison blanche, ne croyez-vous pas que Al Gore serait plus utile comme président américain.

Des groupes ont fait pression sur Al Gore, il a été catégorique, la politique ne l’intéressait plus.  Voulait-il tout simplement ne pas nuire à ses amis Clinton ou voulait-il réellement passer à autre chose et appuyer une cause qui lui tient à coeur?  On ne le saura jamais.

Chose certaine les Américains s’apprêtent à élire un autre candidat républicain comme président pendant que le clan des démocrates se déchirent sur la place publique entre deux candidats, un noir Barack Obama, et une femme Hillary Clinton, ce que JAMAIS les Américains n’éliront comme président(e) en 2008. 

Si le futur président, McCain, un pro-militaire, fait piètre figure comme président, ce qui est à prévoir car comme sénateur il fait piètre figure, ce sera alors à qui la faute?

Moi j’ai la réponse:  Al Gore.

Mettez Al Gore comme candidat démocrate aux présidentielles de 2008 et il gagne haut la main.

Alors maintenant en 2009, qu’est-ce qui sera plus utile à la planète, John McCain comme président républicain des États-Unis ou Al Gore qui fait des discours sur l’environnement ?

Charlton Heston est mort

Charlton Heston, de son vrai nom John Charles Carter, est mort à son domicile de Beverly Hills samedi soir à l’âge de 84 ans.

Légende d’Hollywood dans les années 1950 et 1960 avec de grandes fresques comme «Les dix Commandements» et «Ben-Hur» que j’ai récemment écouté lors de la semaine pascale, qui lui avait valu un Oscar en 1959, l’acteur américain au physique imposant était un fervent militant du port d’armes aux États-Unis.

Définitivement après le manège militaire de Québec qui brûle et la mort de Heston, c’est un week-end militaire dans les nouvelles au Québec.

En 2002, Heston avait révélé à l’âge de 78 ans qu’il souffrait probablement de la maladie d’Alzheimer. 

Sa carrure athlétique, son visage carré, sa voix sonore et son charisme l’avaient imposé dans un cinéma à l’époque avide de fresques historiques et religieuses.

Repéré à la télévision dans «Les Hauts de Hurlevent» en 1950, il s’était initialement destiné au théâtre et au petit écran mais accepta le contrat que lui offrait le producteur de «Casablanca» Hal B. Wallis.

Il incarna ainsi au fil de sa carrière Buffalo Bill dans «Le Triomphe de Buffalo Bill» (1953), le général Andrew Jackson du «Général invincible» (1958) ou des «Boucaniers» (1958), mais obtint la consécration grâce au Moïse des «Dix Commandements» (1956) de Cecil B. DeMille. Son rôle mythique reste toutefois celui du conducteur de chars dans «Ben-Hur» (1959) de William Wyler. Le film remporta onze Oscars.

Il fut aussi le «Cid» pour Anthony Mann en 1961, saint Jean Baptiste dans «La plus grande Histoire jamais contée» (1964), Michel-Ange dans «L’Extase et l’agonie» (1965), Marc Antoine dans «Jules César» (1970) et «Antoine et Cléopâtre» (1971), Richelieu dans «Les trois Mousquetaires» (1973) ou Henri VIII dans «Le Prince et le pauvre» (1977).

Les grands films sont de la carrière de Heston, qui partage l’affiche avec Ava Gardner et David Niven dans «Les Cinquante-cinq jours de Pékin» (1962), Roddy McDowall dans «La Planète des singes» (1969), Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis dans «True Lies» (1993), Max von Sydow et Martin Landau dans «La plus grande Histoire jamais contée», Janet Leigh et Orson Welles dans «La Soif du mal» (1957).

Charlton Heston s’est également illustré hors champ en tant que leader. Il a présidé le syndicat des acteurs, la Screen Actors Guild, et l’American Film Institute, a milité pour les droits civiques dans les années 50 et participé en 1963 à la marche sur Washington du pasteur noir Martin Luther King, assassiné en 1968.

Avec l’âge, l’acteur est devenu de plus en plus conservateur, faisant campagne aux côtés des candidats politiques conservateurs.

En juin 1998, Helston militait pour les armes à feu en se faisant élire à la présidence de la NRA. L’engagement politique avait quasiment éclipsé l’acteur.

En avril 2003, il quittait son poste en déclarant en avoir «aimé chaque minute». Le réalisateur controversé  Michael Moore l’avait sévèrement varlopé dans son film «Bowling for Columbine» (2001).

En 2003, Helston avait reçu la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile aux Etats-Unis, des mains du président George W. Bush.