Ex-candidat de Loft Story arrêté dans un club de danseuses nues

Un ex-participant à l’émission Loft Story qui tente d’être sélectionné pour l’édition All Stars de la téléréalité de TQS figure parmi les personnes arrêtées jeudi pour avoir tenu une maison de débauche à Saint-Jérôme.

Le lofteur Claude-Alexandre Tremblay, que les téléspectateurs avaient pu connaître l’automne dernier dans Loft Story, a été arrêté au bar de danseuses nues Body Shop à Saint-Jérôme, où il travaillait comme portier.

L’Escouade régionale mixte Laval-Couronne Nord, un regroupement de corps policiers spécialisé dans la lutte aux gangs de rues, considère l’endroit comme un véritable bordel.

Treize danseuses ont été arrêtées et devraient être accusées par voies de sommation de s’être trouvées dans une maison de débauche.

Le portier Claude-Alexandre Tremblay ainsi que son gérant devront vraisemblablement faire face à l’accusation – beaucoup plus grave – d’avoir tenu une maison de débauche.

Claude-Alexandre Tremblay mène présentement une campagne sur Internet pour être sélectionné dans l’édition All stars de Loft Story, dont les participants seront connus sous peu.

Est-ce que le producteur de Loft Story éliminera Claude-Alexandre Tremblay de la sélection All Stars de Loft Story vu les accusations qui pèseront contre lui?

Les travailleurs à pourboires et le fisc

J’apprenais récemment que le fisc québécois était à s’acharner sur des travailleurs à pourboires.

Pire encore, Revenu Québec aurait fait parvenir des réclamations à des serveurs de chaînes de restauration après de minutieuses enquêtes.

Le fisc a le bras long au Québec tout le monde le sait.

Pourtant il y a une solution simple à appliquer afin que le fisc touche sa juste quote-part du pourboire des travailleurs.

Revenu Québec n’a qu’à imposer 75% du salaire d’un travailleur à pourboire.  Après ce que celui-ci empoche ou pas, on s’en fou.  Si le travailleur veut empocher plus il se forcera pour donner un bon service.

Un travailleur à pourboire gagne un salaire horaire de 7,25$ (7,75$ en mai 2008).  Ainsi à la fin de l’année, en supposant que le travailleur a fait 1 500 heures dans son année, son revenu annuel sera de 10 875$.  Le gouvernement en impose donc 75% alors la facture envoyé au travailleur sera de 8156,25$.  Bien sûr le travailleur à pourboire ne bénéficierait pas des déductions de base.

Vous trouvez ça gourmand?

Hé bien non.

Prenons un cas typique.

Un travailleur à pourboire chez St-Hubert, pendant deux heures de repas un midi de la semaine peut servir entre 40 et 75 repas disons en moyenne à 12$, un chiffre très conservateur pour St-Hubert.  En y allant au minimum du 40 repas à 12$ et en supposant que le client donne le montant des taxes en pourboire, le travailleur empoche 67$ de pourboires par dîner.  Multiplié cela par 225 dîners par année, cela donne un total de 15 075$ de pourboire par dîner.  Au minimum, on s’entend.  Donc un salaire annuel de 25 950$

Un autre cas typique.  Le soir d’un match des Canadiens de Montréal à la Cage aux Sports, une serveuse peut servir de 125 à 200 consommations alcoolisés si on ramène cela au format de 341 ml de bière ou de la coupe de vin.  Je ne compte pas les repas ici.  Le commun des mortels, sauf s’il s’appelle Fernand des Boys, qui commande une bière, donne habituellement 1$ de pourboire par consommation.  C’est donc au minimum 125$ de pourboire par soir de match des Canadiens qu’empochent un serveur de la Cage aux Sports.  Multiplié le tout par les 82 matchs des Canadiens et vous obtenez 10 250$ de revenus que pour les consommations alcoolisées.  Évidemment je ne compte pas les pourboires sur les repas et mon chiffre tiens uniquement compte de 82 soirées sur une année de 365 jours. 

Maintenant, en supposant que la même serveuse en question travaille disons 200 soirées par année, on peut facilement croire que les 118 autres soirées qu’elle travaille, ses revenus en pouboire sont au minimum de 50$ par soirée.  On ajoute donc au 8 200$ de revenus de pourboire.  Pour un total très conservateur en pourboires de 18 350$.  On ajoute son salaire de base de 10 875$ cela lui donne un salaire annuel très conservateur de 29 225$.  Je vais vous dire pourquoi c’est conservateur.  Parce que si la serveuse en question a un jolie sourire et qu’elle est de commerce agréable, vous pouvez être certain que ses pourboires seront plus élevés de 33% à 75%.  Refaites le calcul de ses pourboires avec un supplément de 33% et vous venez d’augmenter ses pourboires annuels à 24 405$ et du coup même son salaire annuel à 35 280$.

Mais il y a pire et ici c’est le klondike croyez-moi.  Une barmaid dans un club de danseuses nues du centre-ville de Montréal, travaillant le jeudi et le vendredi soir disons de 18h à 3h am peut servir au minimum 300 consommations alcoolisées sur son quart de travaille et ce à chaque jeudi et vendredi soir.  On parle ici que de 33 consommations servies à l’heure, un chiffre très raisonnable et ultra conservateur.  Il y a 104 jeudi et vendredi dans une année.  Faisons un petit calcul simple.  104 multiplié par 300 consommations donne  31 200 consommations alcoolisés servies par la serveuse durant son année.  À 1$ de pourboire par consommation ça donne 31 200$ de pourboires annuellement.  En plus de son salaire des 104 journées à 9 heures ça donne 6 786$.  Donc un salaire annuel total de 37 986$.  Si la barmaid est bien roulée, qu’elle est souriante, multiplié ses pourboire par 33% et son salaire annuel vient d’augmenter d’au moins 12 100$.  50 000$ pour travailler 104 soirs par année… ça commence à être pas pire non?

Voilà c’est la solution la plus simple pour le fisc et c’est une solution qui pour les travailleurs à pourboire encourage le bon service et la courtoisie et ça évite à Revenu Québec de payer grâcement des enquêteurs et de bâcler des enquêtes à pu finir et la papasserie à ne plus finir.

C’est si simple quand on y pense.  Mais parfois on dirait que les fonctionnaires de Revenu Québec ne sont pas payés pour penser.