Le bal au primaire. Est-ce encourager la médiocrité ?

Vous savez il y a des bals de finissants à l’Université, c’est moins courant au Cégep et il y’en au secondaire.

Mais au primaire?

Je lisais ce matin qu’une maman était toute fière que sa fille aille en limousine ce soir à son bal de finissant…. du primaire.

On s’entend que de nos jours avec un secondaire V il n’est pas facile de se trouver un job.  Alors imaginé qu’avec une 6e année c’est encore plus difficile.

N’est-ce pas là d’encourager la médiocrité que de tenir des bals de finissants au primaire ?

C’est l’évidence !  C’est comme si pour un soir on essayait de faire jouer les grands aux petits.  Ils ont onze et douze ans, ils ne sont pas encore des adolescents et on veut les faire vivre quelque chose qui était jadis réservé aux adolescents ou jeunes adultes.

Est-ce qu’on peut laisser les enfants dans le monde des enfants ?

Encourager la tenu de tels bals est à mon avis pousser l’enfant à la médiocrité.  C’est de faire croire à l’enfant que de terminer son primaire c’est une grande réalisation.

Dans mon temps il  y avait une sortie de classe à la fin de l’année et en 6e année la sortie était plus grande.  C’était ce qu’on méritait.

Où est-ce que le système d’éducation s’en va?

Je vais vous le dire.  Là où les parents accepteront de pousser le ridicule à sa limite.

Le Québec et l’immigration

C’est le sujet du jour à ma télé, 51% des Québécois appuie Mario Dumont dans son combat pour diminuer l’immigration au Québec.

D’accord c’est un point de vue je le respecte mais maintenant je pose la question.  Si on laisse rentrer moins de monde au Québec qu’est-ce qu’on a pour palier le veillissement de la population?

On fait plus de bébé?

La dette du Québec augmente à vue d’oeil et il y a de moins en moins de monde pour la payer?

C’est assez simpliste de dire qu’on veut moins d’immigrants mais ça prend d’autres solutions.

Les régions se vident et ce n’est pas en accueillant moins d’immigrants que ça va se régler.

J’en discutait ce matin avec un collègue.  Tout le monde chiâle que les prix montent mais personne n’a de solutions ou de vision, de leadership.

C’est simple chiâler mais trouver des solutions c’est autre chose.

Plusieurs personnes croient qu’en laissant entrer moins d’immigrants il y aura plus de jobs pour les Québécois d’ici.

Je veux bien mais à condition que les élèves d’ici soient formés selon la demande du marché de l’emploi.

Le Québécois de Rimouski qui vient se faire former à Montréal en histoire de l’art ou la québécoise de Victoriaville qui va étudier à Sherbrooke en musique ça ne comble pas les postes d’infirmières, d’anasthésistes, d’orthophonistes, de psychologues, d’ingénieurs en aérospatial etc… domaine largement en demande actuellement au Québec.

Qu’on veule diminuer l’immigration c’est un point mais il faudrait adapter le système d’éducation en fonction de la demande du marché de l’emploi.

Ça Dumont reste muet comme à son habitude d’être à la saveur du jour politique mais sans vision précise.  En fait Dumont c’est pas de l’étapisme c’est du brouillonisme.