Finalement on aura pas de Grand Prix

Oubliez le post précédent, après un retour à mes sources, Montréal n’aura pas de Grand Prix.

On en fera l’annonce cet après-midi.

Êtes-vous déçu?

Moi pas.

Je suis toujours contre l’utilisation de fonds publics et l’instauration de nouvelles taxes pour obtenir un événement sportif.

Que Bernie Ecclestone et le grand cirque de la F1 aille au diable.

Parlant de cirque, je me dis que si Guy Laliberté du Cirque du Soleil, un amant de la F1 ne pouvait pas s’impliquer dans l’organisation du Grand Prix de Montréal, c’est que ce n’était pas une si bonne affaire que cela.

C’est dommage pour l’image de Montréal sur la scène internationale, mais bon, une ville a l’image que ses dirigeants veulent bien lui imposer.

Ha oui ne soyez pas surpris si la F1 refait éventuellement un retour en sol canadien cette fois-ci à Calgary , Vancouver ou Toronto qui eux n’ont pas des imbéciles qui les dirigent et dont la communauté des affaires sait davantage s’impliquer au niveau local.

Je sens que Pauline et Mario utiliseront la perte de cette événement comme munitions pour tirer à boulets bleus et jaunes sur le gouvernement Charest.

Le Grand Prix de Montréal sauvé avec nos impôts et une taxe?

C’est cet après-midi 15h00 que Gérald Tremblay et compagnie annonceront en conférence de presse l’état de la situation des négociations avec Bernie Ecclestone.

Il ne fait aucun doute que lorsqu’on fait une annonce en plein dimanche après-midi de campagne électorale provinciale, on veut être entendu haut et fort.

Le Grand Prix de Montréal serait sauvé avec des contributions des gouvernements de Québec et Ottawa de 2,5 millions chacun.

Une taxe sur l’hébergement serait instauré à Montréal.  On parle d’une taxe de 1% qui rajouterait 5 millions dans les coffres des organisateurs de l’événement, une OSBL.

Ce qui signifie grosso modo qu’on prévoit qu’à Montréal l’an prochain il se louera pour 500 millions de dollars en chambres d’hôtels.

Si on fait un petit calcul en établissant le coût moyen d’une chambre d’hôtel à Montréal à 150$ par jour, cela signifie qu’on s’attend à ce qu’il se loue à Montréal environ 9 132 chambres par jour.

Je trouve ce chiffre très conservateur.

À mon avis avec une taxe d’hébergement à Montréal, établi à 2% on pourrait éviter toute contribution à cet événement à même nos impôts. 

On a mieux à faire avec 5 millions en impôts que de contribuer à un événement sportif.

Si j’ai bien compris, il y a un manque à gagner de 10 millions pour satisfaire les exigences du grand Bernie.

En supposant qu’on instaure la taxe sur l’hébergement à 2%, l’OSBL qui organisera le Grand Prix 2009 ira chercher facilement de 12 à 15 millions avec cette taxe.

Refesons le calcul simple de tantôt.  Pour obtenir 15 millions en taxe sur l’hébergement il suffit que les hôtels du grand Montréal loue pour 750 millions de dollars en chambres.

Encore une fois, en établissant le coût moyen d’une nuitée à 150$, il suffira de louer 13 700 chambres quotidiennement.

Objectif plus que simple à réaliser pour une grande ville comme Montréal qui reçoit des dizaines de milliers de congressistes à chaque année et des centaines de milliers de tourismes.  En plus Montréal est le site de plusieurs grands festivals et plusieurs sièges sociaux de grandes compagnies sont établis ici.

Je ne peux pas croire que les grandes chaînes d’hôtels de Montréal ne puissent pas atteindre cet objectif de louer 13 700 chambres quotidiennement.

Il est évident qu’encore une fois on va encore s’en faire passer une petite vite par Gérald et le représentant, le bouffon, du gouvernement Charest.

Il serait grand temps que tout cette mesquinerie libérale cesse.  Mais non le grand gagnant de l’annonce de cet après-midi sera encore Jean Charest qui aura sauvé le Grand Prix.

Définitivement, le « je me souviens » québécois est vraiment ironique.

Le 8 décembre prochain, quand vous irez voter, rappelez-vous des hausses tarifaires de l’électricité, du permis de conduire, de vos plaques, des routes du Québec mal en point, des promesses libérales non tenues…

Montréal perd son Grand Prix. Quelqu’un est surpris?

À l’instar de son réseau routier, les installation du Grand Prix de Montréal sur l’ île Notre Dame étaient devenus vétustes et les organisateurs n’investissaient à peu près pas.

Ainsi, ce fût annoncé aujourd’hui, Montréal perd son Grand Prix.

Plus aucune ville nord-américaine n’a de Grand Prix de la F1.

Certains se réjouiront d’autres seront très tristes.

Le Grand Prix demeurait l’événement de l’année à Montréal côté touristique.  Le casino, les hôtels, les restaurants, les bars huppés  bénéficiaient largement des 75 millions en retombées économiques de cet événement.  75 millions ça en fait travailler du monde dans une année ça.

Pour ma part rien ne m’étonne.  Montréal agonise depuis longtemps.  Déjà, en 2004 avec la perte des Expos la ville était mal en point.

À force de gérer la ville comme un village de région, les maires qui ont succédés à Jean Drapeau n’ont pas su revitaliser Montréal pour la rendre attrayante sur la scène internationale.  Ainsi Montréal se villageoise petit à petit. 

De son apogée à l’Expo 67, avec un autre événement grandiose en 1976, Montréal n’a pratiquement pas investi dans ses infrastructures depuis et nous revoilà presque retombée dans l’époque pré-Expo 67.

Quelqu’un est surpris du départ du Grand Prix?  Pas moi.

Si le PQ était au pouvoir pour plusieurs il serait facile de blâmer les séparatistes.

Mais tel en n’est pas le cas.

La faute c’est aux gens d’affaires qui n’ont pas su investir dans la plus grande ville du Québec.   À part Lino Saputo et Uniprix, qui vraiment investi à Montréal au niveau sportif, culturelle et même en infrastructure? Je ne parle pas ici de simples commandite, c’est la facilité.  En fait la commandite est trop souvent utiliser pour conscientiser le commanditaire mais non pour vraiment pour l’impliquer dans le développement d’un événement. 

Je parle ici de prendre le taureau par les cornes et gérer ses investissements en injectant des centaines de milliers de dollars pas juste en commandite.

Quand on pense que les Alouettes et le Canadien de Montréal appartiennent à des américains, rien ne me surprend lorsque j’apprends qu’un événement tel que la F1 ne reviendra pas à Montréal.

Montréal est activé par des étrangers.  Ce ne sont pas les décideurs d’ici qui décident mais en majorité des étrangers.

Où est l’entrepeneurship québécois et où est la conscience et la fierté des gens d’affaires du Québec?

Pour attirer de la main d’oeuvre qualifiée à Montréal ou pour tout simplement attirer des touristes ou des congrès ça prend aussi du divertissement hors du commun des infrastructures utiles et durables.  Sinon pourquoi un étranger choisirait davantage Montréal que Toronto, Calgary ou Vancouver.

Déjà que Montréal a son climat et ses taxes de ventes qui jouent contre elle, peut-on l’aider un peu?

En plus, pour atterir à Montréal, les compagnies aériennes se plaignent des coûts aéroportuaires exhorbitants. 

Les routes de la ville sont en piteux état, même le cycliste Lance Armstrong s’en est plaint.

Notre métro est désuet.  Nos autobus brassent autant que des voitures japonaises des années 70.

Les universités de Montréal ne sont plus aussi attirantes qu’elles l’étaient.  En fait elles le sont maintenant strictement que par leurs coûts moindre par rapport au reste du Canada.  Dans pareil contexte ça ne peut pas durer, l’UQAM ne fait pas ses frais.

Tant pour les habitants de Montréal que pour les visiteurs sortir de Montréal est difficile tant en utilisant l’automobile que le train.

Pensez-y.  Qu’adviendrait-il de Montréal si dans quelques années elle perdait son Festival de Jazz, son concours international pyrotechnique et ses internationaux de Tennis?

Sur la scène internationale, Montréal passerait en mode oublie, même que les étrangers ne voudrait plus passer à Montréal comme plusieurs ne veulent pas passer à Cleveland, Ohio.

Dire que Montréal est la case la plus chère au Monopoly.  Farce monumentale ici.

Le Grand-Prix de Montréal

Ce matin on apprend que le Grand-Prix de Montréal est de nouveau menacé de disparaître.

Pas étonnant. Ici au Québec tout est rendu trop vieux ou presque. On dirait que le modernisme ne fait pas parti des plans des zingénieurs et des zarchitectes et surtout des décideurs.

Nommé moi une seule grand structure qui a été fait au Québec, surtout à Montréal depuis l’Ouverture du Stade Olympique?

Parlez moi d’autres choses que le Centre des Sciences de Montréal, ou du Centre Bell. Je parle de gros infrastructure qui profite à toute la société et non à une poignée d’individus.

Bonne chance pour en trouver!

Les installations du Circuit Gilles-Villeneuve sont désuètes. Il faut les remplacer. Ça coûtera ce que ça coûtera, il le faut, parce que le Grand-Prix de Montréal est l’événement qui rapporte le plus en retombés économiques à cette ville. C’est un événement qui rend Montréal visible au travers le monde. Montréal n’avait pas le moyen de perdre les Expos, maintenant, elle a encore moins les moyens de perdre le Grand Prix.

Si les dirigeants ne veulent pas rénover ou ajouter du neuf aux installations du Grand prix de Montréal, soyez assurés que Toronto, Calgary, Vancouver, quelque part en Inde ou en Russie ils le feront pour accueillir le Grand Prix.