Ma mère Claire, 1939-09-11 * 2008-07-12

Ma mère Claire

Le sujet n’a aucun rapport avec la télé de mon salon sinon qu’il m’empêchera pendant un certain temps d’être concentré sur ma télé vue l’événement que je vie.

Dans une vie, la majorité des personnes passent par là, ce fût mon cas samedi dernier.  La douleur en est encore très profonde au moment d’écrire ses lignes.

Je vous avais parlé dans un précédent article que ma mère avait le cancer généralisé.

Samedi matin dernier, j’étais confortablement installé au pays des rêves, dans un condo situé dans la belle région des Cantons de l’Est.

7h00 du matin, je reçois un appel de ma soeur que ma mère a été hôspitalisée à 5h00 et que possiblement qu’elle ne passerait pas la journée.

Le choc de la nouvelle est atroce mais le sentiment d’une libération imminente pour elle m’empêche de fondre en larmes.

À l’arrivée de ma mère l’hôpital en ambulance, le constat du médecin est sans merci: péritonite, son organisme s’empoisonne, ce n’est pas opérable, c’est confirmé elle ne passera pas la journée.

À l’origine, suite au diagnostique du cancer généralisé, le 8 mai dernier, les spécialistes lui donnaient trois ans à vivre avec de la chimiothérapie.

Ma mère n’aura fait que deux petits mois après ce diagnostic.  Jamais elle n’aura pu recevoir de traitements chimiothérapiques, son système étant trop faible.

J’ai 37 ans et ce fût un cauchemar de voir partir ma mère dans un si court laps de temps et je ne souhaite pas cela à personne.

La douleur est encore atroce et elle le sera longtemps.

Dès 8h45, entouré de mon père, ma soeur, tantes et oncles, j’étais aux côtés de ma mère pour l’accompagner vers la mort en larmes par bouts en réconfort par moments sachant que la libération de ses souffrances
s’en venaient.

Très faible elle a utilisé ses forces pour nous dire, à ma soeur, mon père et moi, des choses inoubliables allant même jusqu’à dire qu’elle a vu dans l’au-delà son père lui tendre les bras et prêt à l’accueillir.

Tout au long de son accompagnement vers un monde meilleur, pleures et peines envahissaient les personnes présentes dans sa chambre.  Notre peine était lourde.  Pour moi, elle l’est encore au moment d’écrire ses lignes.

À ses côtés dans la chambre d’hôpital, pendant que tantes et oncles se remémoraient de bons moments vécus avec Claire, 13h56 la respiration de ma mère s’est arrêtée.

Elle nous aura quitté comme un petit oiseau.  Sans faire bruit, tout en douceur.

En fait, elle est partie comme elle a toujours vécu sa vie.  Sans vouloir déranger le moins de monde possible lorsqu’elle n’allait pas bien et elle l’a fait durant l’absence de ma soeur très proche d’elle, ma soeur partie prendre une petite marche pour évacuer la fatigue, étant au chevet de ma mère depuis 6h00 le matin.

La douleur de mon unique soeur, ma petite soeur chérie, a été vive et palpable lorsqu’elle est revenue dans la chambre et qu’elle a su ma mère décédée.

C’était triste et poignant de voir l’éloge qu’elle a fait à ma mère à haute voix et ce fondant en larmes.

Tous se souviendront de ma mère comme une personne généreuse, aimable, serviable, débrouillarde, drôle, tout le monde aimait ma mère.

Ceux qui ne l’appréciait pas devaient tout simplement en être jaloux parce qu’ils auraient aimé être comme elle.

C’est ma mère qui m’a fait découvrir l’amour, le sens du partage, l’importance d’avoir de l’imagination, débrouillard et d’être généreux.

Ma mère m’a aussi fait découvrir le bonheur, la fierté, le respect, l’importance de l’amitié et du don de soi.

Claire était une femme extraordinaire, une mère merveilleuse et je sais que de là haut elle continuera à aider ses enfants, petits-enfants, frères et soeurs.

C’était dans sa nature et ça le sera toujours.

Je suis content pour elle, je la sais maintenant heureuse là où elle est.  J’en ai eu la confirmation le soir suivant son décès.

Avant de m’endormir j’ai eu un flash d’elle.  J’ai vu ma mère se levant derrière une grande table de salle de réception.

Elle était si souriante, avec ses magnifiques yeus bleus pétillants et rieurs.  Elle avait l’air si heureuse.

Longtemps je conserverai en mémoire ce flash.  Ma mère a su me faire comprendre qu’elle était heureuse là où elle est rendue.

Les souffrances de ma mère sur terre sont terminées. Elle vit maintenant dans un monde meilleur, un monde fait sur mesure pour la grandeur de sa personne.

Maman, je sais que tu liras ceci, soit fier de ce que tu as accomplie sur terre maman.  C’est grandiose.

Si tu as le temps maman, viens me voir dans mes rêves ou même si je suis éveillé, ça me fera plaisir.  Tes visites et conseils seront toujours appréciés et les bienvenus.

Maman tu vas beaucoup me manquer.

Adieu Claire!

Ton fils qui t’aime, qui t’aimera toujours et qui ne t’oubliera jamais.

N’oubliez jamais votre maman

L’amour d’une mère ça ne se remplace pas.

J’ai récemment appris que ma chère petite maman était au prise avec un cancer assez répandu, ses organes vitaux sont atteints.

Demain c’est la fête des mères.  Si votre maman est encore vivante, allez la voir, allez passer du temps avec elle.  Si vous avez eu des différents avec elle dans le passé que vous ne vous parlez plus faites-un effort allez au delà de ça.  Ne vivez pas de la rancune envers elle.  Vous le regretterez quand elle ne sera plus là de ne pas l’avoir vu autant que vous l’auriez souhaiter.  Les « j’aurais donc dû ça ne ramène pas une mère ».

Voir sa mère malade, comme j’ai vu la mienne à l’hôpital jeudi et vendredi, ça vient te chercher.  Ça vient chercher la culpabilité, toutes les fois que j’ai pu l’inquiéter ou la faire souffrir bien malgré moi.  Toutes les fois que je n’ai pas pu la voir pour diverses raisons moins importante qu’un après-midi passé avec sa maman.  Tous les différents qu’on a pu avoir… et toutes ces fois que j’ai remis en question une visite pour la voir. 

Je vous le dit, ne négligez pas votre mère, on en a qu’une seule et c’est capital que vous ayez 17 ans, 27 ans, 37 ans, 47 ans, 57 ans, 67 ans… 77 ans.  Une mère restera toujours une mère.

C’est elle qui vous a donné la vie et vous a élevé du mieux qu’elle l’a pu.  C’est à elle qu’on doit beaucoup et que malheureusement la vie ingrate fait en sorte qu’on ne redonne jamais à une mère ce qu’elle a pu donner pour nous.

C’est bien beau la fête des mères de demain et faire un effort pour aller lui rendre visite.  Mais qu’en est-il des 364 autres jours de l’année?

Dites-vous bien qu’une mère ce n’est pas une voiture, une maison, une piscine, un voyage ou une télévision.  Une mère ça ne se remplace pas, ça ne se remplacera jamais.

Si malheureusement votre mère est décédée, ayez tout de même une pensée pour elle, prenez ne serait-ce qu’une toute petite minute pour penser à elle.

Bonnes fêtes à toutes les mamans du monde spécialement à ma maman Claire, que j’aime tant et que j’aimerai toujours.