La grippe porcine… une autre affaire!

Bon bon bon une autre affaire pour faire peur au monde.

Évidemment les médias se sont emparés de la chose, cotes d’écoutes obligent.

La grippe porcine une autre affaire.

Il y a deux ans c’était la grippe aviaire voilà la grippe porcine.

Et pourtant depuis 10 ans, chaque jour dans le monde il y a plus de nouveau cas de SIDA que de grippes aviaires ou porcines.

On en parle pas dans les médias.

C’est rendu un fait divers.

Chaque jour dans le monde il y a plus de cas de suicides que de cas de grippes aviaires ou porcines.

On en parle pas dans les médias.  C’est aussi devenu un fait divers.

Je ne minise pas la grippe porcine, c’est effectivemment troublant.  Mais il y a aussi d’autres choses qui sont tout aussi troublantes dans nos vies quotidiennes et qui font plus de ravage.

Il faudrait conscientiser un peu là-dessus.

Ce n’est pas une maladie mais une mauvaise habitude mais savez-vous que c’est un fléau des plus importants en amérique du Nord.  La malnutrition.  Je ne parle pas ici que des gens peu fortunés mais du fléau qui afflige toutes les couches de la société.

La malnutrition est omniprésente.  Elle se développe en toute sorte de cancers ou d’allergies.

Les habitudes nutritives de plusieurs nord-américains laisse présager un fléau pas mal plus dommageable à long terme que le SIDA ou la grippe que vous voulez.

Mais bon la malnutrition ça ne boost pas les cotes d’écoutes des bulletins de nouvelles à TVA et à RDI… ça ne fait pas sensation aux alentours de la machine à café le lundi.

Il n y a pas personne qui dis le lundi matin à ses collègues de bureaux « ha moi je me suis mal nourri ce week-end… ».  Bien sûr que non.  On préfère parler des défaites du Canadien, de notre performance au golf, de la grippe porcine, de notre petit week-end dans un B&B  et du dernier modèle de robe ou de char… triste affaire!

Je déplore que trop souvent le gros bon sens et le journalisme ne vont pas de pair.  Maudit sensationalisme.

Ces journalistes devraient produire des textes pour davantage sensibiliser la population à la malnutrition que de leur faire peur avec la grippe porcine.

Bernard Derome: enfin il est parti

Bernard Derome a animé ce jeudi soir son dernier Téléjournal.
Pour la dernière fois il aura lu les nouvelles, raremenr positifs mais ce n’est pas de sa faute, il lisait bien les nouvelles qu’on voulait lui faire lire.

Bernard Derome est devenu populaire non pas par extrêmes compétences mais surtout par obligation. Obligation d’une population qui n’a eu que pendant très longtemps le choix entre deux canaux pour écouter les nouvelles de fin de soirée. C’était donc Derome ou TVA (Télé-Métropole).

Bref… Enfin il s’en va.

Décisions qu’il aurait dû prendre il y a 10 ans à mon avis. Mais syndicat et avantageuses conventions collectivent obligent, à la télé d’État, Télé-Canada (le terme Radio fait tellement vieux à l’ère d’Internet), se renouveller ce n’est pas si simple, n’est-ce pas?

Il est parti, place enfin à du sang neuf.

Les déboires de TQS, pleurnichages et réalités.

Hier a l’assemblée des actionnaires de Cogéco, Louis Audet, PDG de la compagnie qui était actionnaire principale dans TQS a pleurniché sur le fait que c’est la faute à Radio-Canada si TQS connaît de tels déboires.

C’est une demie-vérité. Il faut aussi avouer que les gestionnaires de TQS n’étaient pas très forts.

La présence d’Internet fait également mal aux télés québécoises. Pour s’informer rapidement de plus en plus de gens se tournent vers Internet. Même chose pour connaître la météo.

D’un autre côté, il est vrai que la télé d’État est subventionnée à outrance en plus des séries qui y sont présentées qui elles aussi sont subventionnées à outrance. Radio-Canada bénéficie de fonds publics et s’accapare d’une grosse partie de la tarte des publicités au Québec.

Le mandat de la télé d’État n’est pas de compétitionner les télés privées mais de servir la population, de l’informer.

Le mandat de la télé d’État n’est pas de présenter des séries comme Les Boys, Virginie ou des émissions comme Infoman ou tout le monde en parle ou des émissions sportives tel que la retransmission d’un gala de boxe en direct. L’épicerie, la Facture et le Téléjournal, là parcontre c’est plus dans le mandat de la télé d’état.

Il serait grand temps de revoir le mandat de la télé d’État pour qu’elle cesse une fois pour toute sa déloyale compétition.

Pour TQS… c’est un canard boîteux depuis toujours. C’est la télé qui sort à peine sa tête de l’eau et qui est pris entre l’éternel duel Radio-Canada – TVA et qui est trop puissante pour combattre Télé-Québec qui elle aussi on se demande le pourquoi de son existence.

TQS ne pouvait pas durer, en fait ne peut pas durer, elle est en mode survie depuis toujours.

Depuis la disparition des Nordiques et la perte de la télédiffusion de certains matchs des Canadiens TQS ne présente plus de sport sauf son émission phare de fin de soirée où tout le monde parle en même temps, 110%. Parcontre TVA ne présente plus de sports non plus et elle survie.

Tu ne peux pas présenter un modèle d’affaires viable avec des émissions comme Loft Story, 110%, le grand journal, 450 Chemin du golf, Caféine, 90 minutes de bonheur, Bob Gratton ma vie/my life et Flash. Une télé, pour qu’elle survive, se doit d’être bonne 6 fois sur 10.

Y’a quelqu’un hier de mon entourage qui me disait qu’il n’a pas écouter TQS depuis qu’ils ne présentent plus Les Pierrafeu.  Aie!

Il y a saturation de la télé au Québec. Si on veut s’informer en français à 18h on a RDI, LCN, Radio-Canada, TVA et TQS. Cinq chaînes pour plus de 6 millions de francophones au Québec.

Regardons d’un peu plus près quelques émissions de la grille horaire de TQS.

110%… certes c’est l’émission de discussion sur le sports la plus écouté au Québec.

450 chemin du golf
, une bonne série mais qui malheureusement joue en même temps que Virginie à Radio-Canada, très mauvaise position à la grille horaire.

L’avocat du diable
. Un has been et un homme que je respecte beaucoup animent cette émission d’informations. Richard Desmarais est un homme très plaisant à écouter. Guy Fournier, le touche à tout, n’a pas d’affaires là.

Bob Gratton, ma vie/my life
: c’est une série humoristique assez intéressante dont TQS a placé cela dans sa grille horaire le mercredi 21h. Ça vise un public qui aime ce genre d’humour, évidemment ils ne sont pas 2 millions à regarder la série.

Caféine. C’est un show du matin où humour et actualités sont les principaux thèmes. C’est un Salut Bonjour cheap dans un décor cheap. À cette heure le matin ceux qui veulent être informés vont à Radio-Canada, LCN ou RDI ceux qui veulent plus de variétés vont à TVA.

Flash: c’était la meilleure émission d’informations culturelles et artistiques au Québec avant que TQS décide de mettre Pierre Brassard comme « chef d’antenne » de l’émission. Quelle gaffe monumentale. On est passé de Patricia Paquin et Alain Dumas à Pierre Brassard le gars qui n’est pas capable d’enligner deux phrases sans dire une platitude. Le gars qui se pense encore avec un veston bleu poudre mais qui anime un émission d’informations culturelles et artistiques. Moi j’ai abandonné Flash à cause de la présence de Brassard. Ça ne fait vraiment pas sérieux.

Loft Story: un émission appréciée par plusieurs personnes mais qui malheureusement est animée par une amateure, on devrait davantage laisser Virginie Coossa comme animatrice principale. Cette saison, Marie Plourde et Louise Deschâtelets n’avaient tout simplement pas d’affaires là. De plus quand le maître a changé les règles du jeu où un seul gagnant serait couronné, je connais beaucoup de monde qui ont débarqué.

RPM: une bonne émission d’information sur l’automobile.

Sans contredit pour moi le futur de TQS passe par une ouverture de la chaîne à midi, même à 17h00 avec un bulletin de nouvelles, et une fermeture le soir avec Bleu nuit qui pourrait devenir une quotidienne malgré que maintenant avec Super Écran, qui choisira d’écouter Bleu nuit où on voit une paire de seins à la demie-heure tandis qu’à Super Écran à chaque soir il y a un film XXX où l’on voit tout.

TQS doit s’orienter davantage sur l’information, le sports et humour. C’est ce qui est vendeur au Québec.

Mais si vous voulez mon humble avis et avis très réaliste, on pourrait également très bien fermer la chaîne 24 heureus sur 24. Dans le fond 110%, Jean-Luc Mongrain et Chantal Lacroix, les séries Bob Gratton ma vie/my life et 450 Chemin du golf, Loft Story, les Simpson, les émissions RPM, Flash et même Bleu nuit pourraient tous être récupérées par TVA et personne n’en verrait la différence.

Finalement 6 millions de francophones pour autant de chaînes de télé. Ça n’a pas de sens et il est évident qu’après TQS d’autres suivront et afficheront publiquement leurs difficultés financières.

Pensez-y au Québec en français vous avez les chaînes Teletoon, Vrak TV, Radio-Canada, RDI, TVA, LCN, TQS, Séries +, Canal D, Musique Plus, Musimax, Super Écran, RDS, RIS, Historia, Canal Évasion, ART TV, Meteomedia, Canal Vie, Z Télé, Canal Argent, Canal Mystère, Prise 2, Ciné Pop.

C’est beaucoup trop de chaînes pour 6 millions d’âmes francophones.
Imaginez un instant un dimanche soir où 1,5 million de personnes écoutent TVA, un autre 1,5 million écoutent Radio-Canada avec celui qui parle trop de ce que tout le monde a déjà parlé. Il reste donc 3 millions de téléspectateurs potentiels pour les 22 autres chaînes francophones. Si à part égale les 3 millions de téléspectateurs potentiels écoutent les 22 autres chaînes, cela donne des cotes d’écoutes d’environ 136 000 personnes par chaînes.

La réalité est tout autre. Ils ne sont pas 6 millions de francophones à écouter la télé en français le dimanche soir à 20h. De ce nombre plusieurs travaillent, d’autres écoutent un film sur DVD, d’autres lisent un bon livre, d’autres sont au cinéma, d’autres sont au restaurant, d’autres sont sur leurs ordinateurs ou devant un jeu vidéo ou encore simplement d’autres francophones écoutent la télé en anglais ou ne l’écoutent pas dutout et vaquent à multiples occupations autres que d’écouter la télé.

Avec ce que je viens de vous énumérez, disons qu’ils sont en réalité 3,5 millions de francophone a écouter la télé en français le dimanche soir à 20h.  Cela donne une moyenne de 22 700 téléspectateurs aux 22 chaînes qui restent à part TVA et Radio-Canada.  Aie aie aie!

Vous voyez c’est cela la réalité du monde de la télé au Québec. Il est évident que TQS et d’autres chaînes ne peuvent pas survivre dans une telle réalité.

Dans le temps, je remonte à 30 ans, le Québec n’avait que Télé-Québec, Télé-Métropole et Radio-Canada et tout le monde étaient heureux.