Démission imminente de Jean Charest ?

Que ce que révêle Marc Bellemare avec assurance à la commission Bastarache soit vrai ou pas… ça pue.

Que les allégations de corruptions dans l’octroiement des contrats d’asphaltage des routes du Québec soient vrais ou pas… ça pue.

Trop de sources surgissent de toutes parts et mentionnent qu’il y a eu corruption, influence sur une telle décision, sur un tel contrat, sur ceci ou cela dans le gouvernement formé par Jean Charest à sa tête.

Déjà que le climat était très mal sain à l’Assemblée Nationale avant la fin des travaux, imaginez-vous donc que ça n’ira pas en s’améliorant lors de la réouverture des travaux cet automne.

Pour calmer le jeu et afin de s’en sortir le plus indemne possible, Jean Charest doit démissionner.

De toute façon son temps est fait à Québec et plus il s’embourbera à la tête du Québec plus il diminuera ses chances de devenir premier ministre du Canada.

Charest doit démissionner, se faire oublier, jusqu’à la prochaine élection fédérale où les troupes de Michael Ignatieff risque de se faire varloper, encore une fois, par les conservateurs.

C’est là que Jean Charest pourra sortir de sa cachette et tenter sa chance à la course à la direction du Parti Libéral du Canada.

Avant même le témoignage de Marc Bellemare à la commission Bastarache, dans un sondage publié dans les médias du Québec, les gens trouvaient plus crédible ce dernier face à Jean Charest.

Nul besoin de vous dire que si on sonde le Québec après les révélations de Marc Bellemare, que la cote de popularité et de crédibilité de Jean Charest en prendra pour son rhume.

Le premier ministre n’a d’autres choix que de démissionner.

Il n’a pas le choix de le faire avant que certains de ses députés quittent la famille libérale et que le gouvernement ne se retrouve minoritaire et qu’il soit renversé.

Jean Charest à Ottawa, une formalité.

Avec la monté de Michael ‘gros sourcis’ Ignatieff dans les sondages, Stephen Harper a besoin d’un lieutenant qu’il juge solide au Québec.

Jean Charest, ancien ministre conservateur, est la personne toute désignée.

Charest serait probablement premier ministre démissionnaire vers le mois de juin et pour l’automne 2009, pourrait très bien faire le saut à Ottawa et se voir octroyer le ministère des affaires étrangères qui sera laissé vacant par Lawrence Cannon qui ferait le saut en politique au Québec. 

Je vois déjà d’ici la prochaine campagne électorale fédérale avec les nombreuses prises de becs Duceppe – Charest – Coderre. 

Mmm du bonbon.

Pendant ce temps au Québec il y aurait une course à la chefferie et je sens que Monique Jérôme-Forget aurait un oeil sur le poste de chef du PLQ pour devancer Pauline Marois et ainsi devenir la première femme premier ministre du Québec.

Si jamais Harper perdait ses élections, Jean Charest serait l’homme tout désigné pour le remplacer.

À suivre…